L’isolation est le premier poste à regarder lorsque la démarche d’une économie d’énergie est initialisée. Le bâti dans son ensemble est responsable du quart des rejets CO2 en France, premier élément  avec les transports. Autant dire que l’enjeu est de premier ordre.

 

     Pour choisir un bon isolant, c’est-à-dire qu’il puisse isoler autant du froid que du chaud, il est nécessaire de s’appuyer sur les caractéristiques des matériaux utilisés. Ces caractéristiques sont les suivantes : la masse volumique, la conductivité thermique, la chaleur spécifique, la capacité thermique, la diffusivité thermique et l’effusivité thermique.

Certains fabricants ne vous donnent que la conductivité thermique (appelé  lambda «λ») et la résistance thermique calculée en faisant le rapport de l’épaisseur de l’isolant utilisé par la conductivité thermique. Ainsi, des industriels vantent les qualités des laines minérales, car leur conductivité (par exemple, la laine de verre est à 0,04 W/m.K) se situant dans les meilleures performances, combinée à une épaisseur du matériau suffisante, leur donne une résistance très performante. Sauf qu’ils oublient de mentionner  la diffusivité thermique (essentielle pour le déphasage compris comme la restitution de l’énergie dans le temps) qui correspond à ce qu’un matériau est capable de restituer après coup comme énergie emmagasinée…Bref toutes ces caractéristiques sont à prendre en compte, et il s’avère que les matériaux de composition naturelle (bois, paille, chanvre…) ont des performances supérieures à celles des composants actuels sur le marché et une qualité bien plus appréciable : celle du confort en évitant le recours à des systèmes de chauffage et de climatisation trop onéreux (voir tableau du CSTB « Règles Thermiques-U »).

 

     Mais attention , il ne suffit pas d’utiliser des matériaux de qualité( ou présupposés de qualité) pour se sentir à l’abri de dépenses énergétiques. Le mode de mise en place ou le savoir-faire et « l’énergie grise » du matériau sont à prendre en compte également.

Le savoir-faire de l’homme est tout aussi important, en particulier dans l’appréhension des ponts thermiques au niveau des planchers et des ouvertures. Ces dernières années, il y a eu d’énormes avancées dans les vitrages, mais le problème surgit lorsque la pose intervient :tout un apprentissage est nécessaire afin d’éviter les ponts thermiques entre le vitrage et l’ossature du bâtiment.

Il en est de même quant à cette « énergie grise » comprise comme l’énergie nécessaire pour accomplir le cycle de vie du matériau. Par exemple, si vous faites venir de la laine de coco arrivant de l’autre côté de la planète pour pouvoir être transformé en isolant, cette même laine risque d’être plus énergivore que la laine de verre lorsque l’énergie totale nécessaire à sa transformation ,à son transport, à son utilisation et à son recyclage est étudiée.

La solution ?Des solutions :celles d’utiliser les matériaux les moins énergivores, des matériaux locaux, naturels si possible.

 

Pour tout renseignement, faites appel aux distributeurs de matériaux naturels, aux architectes bioclimatiques et aux artisans forgés à ces mises en œuvre.

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L’isolation

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