L’architecture bioclimatique concerne une approche globale du geste d’habiter et de celui de construire son habitat. Il s’agit d’élaborer un mode de vie lié à l’environnement immédiat qui nous génère et que nous générons, mais aussi encore plus inscrit dans une approche globale de la place de l’homme au sein de cet environnement (au sens de «naturel» ). L’architecture bioclimatique élabore des réponses aux actes les plus anodins mais qui ont une influence sur notre futur et sur celui des générations qui nous suivrons ;il y a une nécessité à penser une nouvelle place aux énergies (et à son gaspillage), de nouveaux modes de constructions, de transport…Cette architecture se situe au sein même de cette démarche du développement durable, à la jonction du social, de l’économique et du culturel.
Dans sa démarche concrète, l’architecte est à l’écoute de l’environnement dans lequel se situe la maison (ou la prochaine construction) de telle sorte qu’il puisse tirer avantage de ce site tout en se fondant dans ce milieu; il fera le choix d’un bâti aux dépenses énergétiques faibles voire inexistantes en concevant son bâtiment à l’aide de matériaux sains et très efficaces (voir l’isolation),d’énergies renouvelables. Concrètement, il fait jouer « le solaire passif » (orientation au sud, des marquises, des vérandas) pour capter l’apport solaire via le bâtiment, et le « solaire actif » au moyen du chauffe-eau solaire et de photopiles ( il va s’en dire que pour l’eau chaude et l’électricité, il peut utiliser tout autre énergie renouvelable comme la géothermie et l’éolien par exemple).
